Installer un store banne coûte le plus souvent de l’ordre de 800 à 2 500 € TTC posé, selon la largeur et la motorisation. La pose se fait sur trois supports — mur, plafond ou casquette — et demande l’accord de la copropriété en immeuble. Voici comment évaluer votre projet avant de vous lancer.
Sommaire
Sur quel support poser votre store banne ?
Le choix de la fixation dépend d’abord de votre support. Un store banne se pose de trois façons : au mur, au plafond ou sous une casquette. La bonne option n’est pas une question de goût, mais de résistance du support.
Le bon réflexe : choisir la fixation en fonction de la résistance réelle du support, pas de l’esthétique. Un mur plein accepte une cheville classique ; un mur creux ou un grand store imposent un scellement chimique. La toile, en acrylique ou polyester traité anti-UV, se tend ensuite sur une structure le plus souvent en aluminium. C’est bien le support, plus que la toile, qui détermine la fiabilité de la pose.
Quelle taille de store banne choisir pour votre terrasse ?
La taille se décide en deux mesures : la largeur et l’avancée. La largeur va couramment de 2 à 6 m, l’avancée de 1,5 à 4 m. Le standard se situe souvent autour de 2,5 à 3,5 m d’avancée, de quoi ombrager une table sans encombrer le passage.
Comptez une marge de 10 à 20 cm de chaque côté du mur pour éviter les frottements. Côté hauteur, on pose en général le store entre 2,50 et 3 m, en gardant au moins 2 m sous la barre de charge pour circuler dessous sans se baisser.
La norme NF EN 13561 prévoit un angle d’inclinaison minimal de 14° pour que l’eau s’écoule correctement de la toile. Cette même norme classe la résistance au vent en trois niveaux : la classe 3, la plus élevée, correspond à un vent d’environ 49 km/h. Plus le store est large, plus sa prise au vent augmente, et plus cette classe compte.
Attention
Par sécurité, on replie toujours la toile dès que le vent approche les 50 km/h, même avec un modèle classe 3. Les rafales réelles dépassent souvent les conditions testées en laboratoire.
Concrètement, un store mal dimensionné se voit vite : toile qui fait le ventre, passage gêné, prise au vent excessive. Mieux vaut un métré précis avant de choisir.
Faut-il une autorisation pour installer un store banne ?
Oui, dans la plupart des cas en immeuble. Un store banne modifie l’aspect de la façade : son installation n’est donc jamais totalement libre dès que l’extérieur du bâtiment est concerné.
En copropriété, la pose doit être votée en assemblée générale, à la majorité prévue par l’article 25 b de la loi du 10 juillet 1965. C’est cette autorisation qui permet à un copropriétaire d’effectuer, à ses frais, des travaux affectant l’aspect extérieur. Si c’est le premier store de l’immeuble, mieux vaut préparer le dossier avec le syndic pour faciliter l’accord copropriété.
Quand la façade donne sur la voie publique, une déclaration préalable de travaux doit aussi être déposée en mairie avant la pose. Dans une copropriété, on obtient d’abord le vote de l’assemblée, puis on dépose la déclaration. Ce sont deux démarches distinctes, pas une seule.
Bon à savoir
Remplacer un store à l’identique, sans changer ni le modèle ni la couleur de la toile, n’exige en général aucune de ces démarches. C’est seulement le changement d’aspect qui déclenche la déclaration.
Un projet en copropriété ?
Nous vous aidons à monter le dossier et à dimensionner votre store avant l’assemblée générale, sans engagement.
Store banne manuel ou motorisé : que choisir ?
C’est la principale question de budget et de confort. Les deux versions protègent aussi bien du soleil ; la différence se joue sur l’usage au quotidien.
Le store manuel se déploie à la manivelle. Il est plus simple, plus économique et n’a pas besoin de raccordement électrique. Il convient bien à une terrasse peu exposée, utilisée occasionnellement.
Le store motorisé se commande à distance, parfois avec capteurs de vent et de soleil. Il représente un surcoût, généralement quelques centaines d’euros par rapport au modèle manuel équivalent, mais change le confort d’usage. Pour aller plus loin, voyez notre page sur la motorisation et nos modèles électriques.
Le choix du coffre compte aussi. Un store monobloc laisse la toile apparente, donc plus exposée. Un store coffre protège la toile et le mécanisme une fois repliés, ce qui allonge leur durée de vie. C’est souvent un bon arbitrage pour une terrasse en plein soleil toute l’année.
En résumé : manuel pour un budget serré et un usage léger, motorisé avec coffre pour un confort durable. Votre exposition et votre fréquence d’usage tranchent.
Combien coûte l’installation d’un store banne ?
Le budget dépend de quatre facteurs : le type de coffre, les dimensions, la motorisation et la qualité de la toile. C’est pourquoi un prix unique n’existe pas. Voici des ordres de grandeur observés en 2025-2026, pose comprise.
| Configuration | Fourchette indicative posée |
|---|---|
| Store monobloc manuel, dimensions standards | de l’ordre de 400 à 900 € |
| Store semi-coffre / cassette | de l’ordre de 700 à 1 200 € |
| Store coffre intégral | de l’ordre de 900 à 1 800 € |
| Version motorisée (selon largeur et options) | de l’ordre de 1 500 à 3 500 € |
Selon la largeur et la motorisation, l’essentiel des projets se situe dans une fourchette de l’ordre de 800 à 2 500 € TTC. La motorisation ajoute un surcoût, et chaque mètre de largeur supplémentaire pèse sur le total. Ces chiffres restent des repères : seul un métré donne le prix réel. Pour un chiffrage adapté à votre terrasse, demandez un devis.
Pose par un professionnel : quels points vérifier ?
La pose conditionne à la fois la sécurité et la durabilité de votre store. Une fixation mal réalisée provoque grincements, bras qui se ferment de travers et, dans les cas sérieux, un risque de décrochage. Sur un équipement chargé en ressorts et parfois motorisé, l’enjeu n’est pas qu’esthétique.
Avant de signer, vérifiez trois points. D’abord, l’adéquation de la fixation à votre support : un mur creux n’accepte pas le même ancrage qu’une dalle béton. Ensuite, les garanties : elles atteignent couramment 5 ans sur les pièces et la motorisation, et au moins 2 ans sur la pose. Enfin, le détail du devis, qui doit lister la toile, le mécanisme, le moteur et la main-d’œuvre séparément.
Un exemple parlant. Au printemps dernier, un copropriétaire d’un immeuble du 15e arrondissement de Paris souhaitait équiper son balcon. Le mur de façade, en brique creuse, ne pouvait pas recevoir une cheville standard sur un store de 4 m. Le métré a conduit à une fixation par cheville chimique et à un store classe 3, adapté à une façade exposée au vent. Bien dimensionné dès le départ, le projet a passé l’assemblée générale sans difficulté.
À retenir
- La fixation doit être adaptée au support : mur plein, mur creux ou dalle béton.
- Garantie courante : 5 ans sur les pièces et la motorisation, 2 ans sur la pose.
- Un devis clair détaille toile, mécanisme, moteur et main-d’œuvre séparément.
Avec les étés de plus en plus chauds, la demande de protections solaires extérieures reste soutenue. Anticiper son projet avant la belle saison évite l’attente des créneaux de pose.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un store semi-coffre et un coffre intégral ?
Le semi-coffre, ou cassette, protège surtout la toile une fois repliée ; les bras restent en partie exposés. Le coffre intégral enferme la toile, les bras et le mécanisme dans un caisson fermé. Plus la protection est complète, plus la toile conserve son traitement et moins les articulations s’encrassent.
Peut-on fixer un store banne sur un garde-corps de balcon ?
Non. La fixation doit reprendre la tension des bras et exige un support porteur : mur plein, dalle béton ou casquette solide. Un garde-corps ou une rambarde ne sont pas dimensionnés pour ces efforts. Sur un balcon, on fixe au mur de façade ou en sous-face de la dalle du dessus.
Faut-il une alimentation électrique à proximité pour un modèle motorisé ?
Oui. Le moteur a besoin d’un point d’alimentation 230 V raccordé dans les règles. Si aucune arrivée n’existe près de l’emplacement, il faut la prévoir avant la pose. Le raccordement doit respecter les normes électriques, ce qui justifie une intervention encadrée.
Un store banne protège-t-il aussi de la pluie ?
Il abrite d’une pluie fine grâce à son inclinaison, qui évacue l’eau vers l’avant. Ce n’est pas un toit pour autant. Sous une averse soutenue ou du vent, on le replie : l’eau s’accumulerait sinon en poche et surchargerait les bras et la toile.
Peut-on motoriser plus tard un store posé en version manuelle ?
C’est souvent possible selon le modèle et l’état de l’armature. Un moteur tubulaire vient remplacer la manœuvre à manivelle. Tous les stores manuels ne s’y prêtent pas aussi bien : mieux vaut faire vérifier la compatibilité du tube et des fixations avant d’envisager l’opération.
Quelle orientation de façade tire le meilleur parti d’un store banne ?
Les façades sud et ouest, les plus ensoleillées l’après-midi, en profitent le plus. À l’est, l’ombre est surtout utile le matin. L’avancée se choisit selon la hauteur du soleil à ces heures : plus le soleil est bas, plus il faut d’avancée pour ombrager la terrasse.
Comment entretenir la toile pour la faire durer ?
On la laisse sécher avant de la replier : une toile rentrée mouillée à répétition développe plis humides et moisissures. Un nettoyage doux, sans produit agressif ni jet haute pression, suffit. Un modèle sans coffre demande plus d’attention, car la toile reste exposée en permanence.
Quel type de toile choisir selon l’ensoleillement ?
Les toiles se classent selon leur indice de protection solaire : plus il est élevé, plus elles filtrent le rayonnement. Pour une terrasse plein sud, on privilégie un indice élevé et une teinte stable. L’acrylique teinté dans la masse tient mieux la couleur dans le temps qu’un polyester d’entrée de gamme.
Les bras articulés demandent-ils un entretien particulier ?
Les bras tendent la toile grâce à des ressorts sous forte tension. Ils ne réclament pas d’entretien fréquent, mais un contrôle de l’alignement et de la tension en début de saison évite que la toile travaille de travers. On ne démonte jamais un bras tendu soi-même : le ressort peut se libérer brutalement.
Faut-il une déclaration si la terrasse n’est pas visible depuis la rue ?
La déclaration préalable vise d’abord les façades visibles depuis la voie publique. Sur une cour intérieure non visible, elle peut ne pas s’appliquer. En copropriété, l’accord de l’assemblée reste cependant requis dès que l’aspect extérieur change. En cas de doute, c’est la mairie qui tranche.
Vous hésitez sur le modèle ou la pose ?
Nos conseillers évaluent gratuitement votre terrasse, vous orientent vers la bonne taille et le bon type de fixation, et chiffrent votre projet.
Rédigé par l’équipe technique de Pro Volet Roulant, spécialiste des stores et fermetures en Île-de-France. Les fourchettes de prix indiquées sont des ordres de grandeur observés en 2025-2026 et varient selon les dimensions, le modèle et votre localisation. Seul un devis personnalisé fait foi. Contact : 01 83 80 63 32 ou via notre page contact — demander un devis.